Je m'informe Je suis sécuritaire en ligne

C’EST QUOI UNE RELATION SAINE ?

 

La confiance dans le couple : C’est quand on se préoccupe de l’autre et qu’on s’encourage et s’admire. On se sent écouté sans peur d’être jugé.e.

L’égalité dans le couple : Traiter l’autre personne avec respect, et de reconnaître sa liberté d’effectuer ses propres choix.

La sollicitude dans le couple : C’est quand on encourage les forces au lieu de parler des faiblesses et quand on construit une relation basée sur les besoins de chacun.e, au lieu d’être centré sur soi.

L’équité dans le couple : Le fait de partager les tâches et le quotidien de la vie : les hauts et les bas, tes joies, tes peines, tes réussites tes défis et tes émotions 

 

C’EST QUOI LA VIOLENCE SEXUELLE DANS UNE RELATION ?

Faire pression sur l’autre, rire de lui, le rabaisser, le harceler, afin qu’il s’engage dans un acte sexuel

Menacer de salir la réputation ou de rompre si le/la partenaire ne s’engage pas dans l’acte sexuel souhaité 

Obliger le/la partenaire à avoir une activité sexuelle contre sa volonté ou à subir un acte sexuel non désiré 

Ne pas cesser une relation sexuelle malgré les demandes de l’autre 

Contrôler la sexualité de son/sa partenaire en refusant de mettre un condom malgré ses demandes et/ou contrôler la prise de contraceptifs, comme la pilule contraceptive 

▷ Faire du chantage sexuel 

Blesser intentionnellement l’amoureux ou l’amoureuse physiquement ou psychologiquement, au cours des relations sexuelles 

C’EST QUOI RENCONTRER SA DATE EN LIGNE DE MANIÈRE SÉCURITAIRE?

Premières rencontres = espaces publics !

Avertis un.e personne de confiance (ami.e, parent, frère, sœur, etc.) que tu as un rendez-vous et indique-lui l’endroit où tu rencontres la personne

Convient d’un moment où tu textes ta personne de confiance seulement pour lui dire « OK tout va bien »

Tu n’es pas obligé.e d’avoir un rapport sexuel à la première rencontre. Toutefois, si tu en as envie, mentionne à ta personne de confiance l’endroit où tu te rends et si tu comptes dormir là.

Texte la personne de confiance quand tu rentres chez toi

Pratiquer le sex talk

Pendant votre moment intime, le sex talk est l’un des aspects qui peuvent vraiment augmenter l’épanouissement sexuel entre deux partenaires. Il vous permet de vous exprimer, de vous exciter et de formuler directement vos envies à l’autre. On peut même y questionner l’autre, trouver sa propre méthode pour s’assurer que chacun.e est confortable durant l’échange. Par exemple : dire à l’autre qu’il.elle vous excite, questionner l’autre si il.elle aime ça, etc.

 

Discuter de ses préférences

Même si c’est gênant, c’est sain de parler de sexualité avec son/sa/ses partenaire(s). Parler de ses préférences, de ses limites, de sa vision de la sexualité et de sa propre relation avec l’autre personne peut aider beaucoup à éviter les malaises, les insatisfactions et les problèmes qui pourraient arriver si le consentement et un geste sont forcés.

 

Imposer ses limites & créer un safe word

Lors de votre discussion au sujet de vos préférences, vous pourriez convenir d’un safe word. C’est un mot qui, peu importe la situation, le jeu sexuel ou la pratique que vous avez, lorsqu’il est mentionné veut dire « stop ». Arrêter au cours d’un rapport sexuel ne signifie pas que c’est la fin. Cela peut signifier qu’on doit revoir une pratique, que l’autre a envie d’autres choses, etc. La communication est la clé !

 

Une « image intime » est un enregistrement visuel. Cela peut être une photo ou une vidéo qui présente une personne :
 
  • nue
  • montrant ses organes génitaux ou sa région anale
  • se livrant à une activité sexuelle explicite

 

Cette photo ou cette vidéo doit répondre aux deux conditions suivantes pour être illégale :

 

« […] se trouvait, lors de la réalisation de cet enregistrement, dans des circonstances pour lesquelles il existe une attente raisonnable de protection en matière de vie privée  » 

 

Exemple : tu es  prise en photo dans ta chambre à coucher.

 

« […] a toujours cette attente raisonnable de protection en matière de vie privée à l’égard de l’enregistrement au moment de la perpétration de l’infraction. »

Pour les personnes mineures (âgées de moins de 18 ans) :

 

La pratique du sextage est ILLÉGALE pour les personnes âgées de 18 ans et moins. Selon la loi sur la pornographie juvénile, il est interdit de créer, posséder ou de publier des photos, des écrits ou des vidéos à caractère sexuel d’une personne de moins de 18 ans… même si c’est le jeune lui-même qui a créé cette publication et qui la possède.

 

Et c’est tout de même de la pornographie juvénile si les jeunes ont le même âge! Prenons l’exemple de deux adolescents de 16 ans qui sont en couple et qui sont en possession d’images à caractère sexuel. Les deux jeunes pourraient donc être passibles d’accusations criminelles, soit de possession de matériel de pornographie juvénile, et ce même si ce sont leurs images et que tous deux étaient d’accord avec cet échange.

 

Pour les personnes majeures (âgées de plus de 18 ans) :


La pratique du sextage (l’envoi de photos, de vidéos ou de propos à caractère sexuel au moyen de la technologie) est LÉGALE pour les personnes âgées de plus de 18 ans. Toutefois, il importe que les deux personnes soient à l’aise et consentantes avec ce comportement. Un consentement doit d’ailleurs être donné de façon libre et éclairée! Sous l’effet de la peur ou lorsqu’une personne en contrôle une autre le consentement est non valide.

 

Dès qu’un contenu sexuel est envoyé en ligne et que nous n’avons pas donné notre accord avec celui-ci, il y a donc non-respect de l’intimité de la personne et cela devient illégal. Il est alors possible de porter des accusations criminelles de distribution non consensuelle d’images intimes.

Depuis le 10 mars 2015, une nouvelle infraction a vu le jour dans le Code criminel du Canada : la distribution non consensuelle d’images intimes.

 

Si une personne a transmis des photos ou des vidéos intimes ou à caractère sexuel, et ce, sans le consentement d’une personne, cela veut dire que les policiers peuvent enquêter et porter des accusations. Il est donc illégal de diffuser une « image intime » d’une personne sans son accord.

 

Si une personne de ton entourage (ex. : chum, blonde, ami-e) a des images ou des vidéos de toi qui ont été prises dans l’intimité et que celle-ci les publie ou les transmet volontairement sans ta permission, elle devra vivre avec de graves conséquences légales!

 

En effet, les personnes qui sont déclarées coupables de cette infraction sont passibles d’une peine maximale d’emprisonnement de cinq ans ou d’autres conséquences (ex : le paiement des coûts pour retirer les images en ligne ou la saisie de leur cellulaire ou de leur ordinateur).

Le sextage (aussi appelés « sextos ») est l’envoi de contenus à caractère sexuel (ex. : photo, vidéo ou propos) au moyen de la technologie, notamment un téléphone cellulaire, une webcam, une application, un site Internet ou un site de réseautage social.
 

Certains adolescents envoient des sextos pour explorer la sexualité, la confiance, les limites et l’intimité. Dans ces situations et lorsque ceux-ci sont envoyés entre deux personnes mineures consentantes dans le respect de leur vie privée, cela pose tout de même un problème!

 

Le sextage peut être utilisé pour : 

  • intimider;
  • menacer;
  • créer un sentiment de honte;
  • manipuler;
  • contrôler;
  • exploiter sexuellement;
  • etc.

 

Les relations amoureuses à l’adolescence sont souvent nombreuses et de courte durée. Lorsqu’une relation de couple se termine, le sextage peut rapidement déraper. La certitude qu’un ancien sexto ou contenu intime ne sera pas distribué n’existe pas. Les conséquences pour la personne qui en est victime seront désastreuses  : commentaires inappropriés, réputation détruite, isolement du groupe d’ami-e-s, etc.

Plusieurs jeunes font face à des demandes sur Internet avec lesquelles ils ne sont pas du tout confortables. Lorsque ces demandes concernent ton intimité et ta sexualité, tu dois comprendre que personne n’a le droit de t’obliger ou te forcer à quoi que ce soit si tu ne le veux pas.
 

Tu peux dire à ton chum ou ta blonde que tu n’es pas d’accord à lui envoyer une photo ou une vidéo. Si celui-ci/celle-ci persiste malgré tes avertissements, il y a l’option de dénoncer ces gestes auprès d’une personne de confiance (ex. : enseignant-e, surveillant-e d’école, psychologue, travailleur social ou travailleuse sociale) dans ton milieu ou ton école… et même auprès des services policiers.

 

N’oublie pas que d’inciter une personne mineure à des comportements sexuels ou à envoyer des photos ou des vidéos à caractère sexuel est un crime! Lorsque tu te sens contraint-e à faire quelque chose avec laquelle tu n’es pas à l’aise, comme devoir envoyer une photo ou une vidéo intime à ton chum/ta blonde, tu devrais voir cela comme un signal que ta relation amoureuse est malsaine.

 

Une relation malsaine est liée à plusieurs sentiments négatifs :

  • la confusion;
  • l’anxiété;
  • la déception;
  • la nervosité;
  • l’incertitude;
  • etc.

 

Sois attentif-ive à ces signaux d’alarme!

Il est difficile d’avoir un contrôle total sur les contenus que tu publies en ligne (message, photo ou vidéo). Dès que nous affichons une information en ligne, nous en perdons le contrôle. Même si nous la supprimons, un registre détaillé de l’ensemble de nos actions existe toujours. C’est ce qu’on appelle l’empreinte numérique.

 

De plus, la confidentialité totale n’existe pas sur Internet. Par exemple, lorsqu’on crée un profil personnel sur les réseaux sociaux, les informations données ne sont pas seulement accessibles à nos amis… c’est tout un univers qui peut y avoir accès (nous sommes plus 7 milliards de personnes sur la terre!)

L’exploitation sexuelle, c’est tout acte sexuel en échange d’argent, de drogues, de services (ex. : devoir, carte repas à la cafétéria de l’école, etc.) ou de biens matériels (ex. : cellulaire, vêtements, etc.). L’exploitation sexuelle est illégale selon le Code criminel canadien.
 

L’exploitation sexuelle peut aussi avoir lieu en ligne et prendre différentes formes, par exemple, inciter un-e jeune à envoyer des photos ou des vidéos à caractère sexuel, avoir des comportements sexuels en utilisant une webcam ou distribuer des images intimes sans le consentement de la personne. L’intention reste la même, c’est-à-dire manipuler une personne pour l’amener à adopter un comportement sexuel. La personne qui exploite sait parfaitement quoi faire ou quoi dire pour obtenir la confiance et la coopération de la personne pour ainsi l’amener dans l’exploitation sexuelle. Cela peut prendre du temps… Plusieurs semaines, plusieurs mois, voire des années!

 

Les personnes qui exploitent utilisent plusieurs stratégies, notamment :

  • le chantage;
  • la création d’un sentiment amoureux pour créer un sentiment de confiance et de dépendance;
  • l’emploi de captures d’écran sans le consentement de la personne et souvent à son insu. Ces images peuvent être utilisées plus tard pour manipuler la personne;
  • l’usage de compliments continus et de trop nombreuses marques d’attention ou d’affection;
  • l’utilisation de la pitié ou de la culpabilité;
  • l’envoi de matériel sexuellement explicite afin d’en recevoir en retour et créer l’impression que « c’est approprié de faire pareil ».